Johnson
1897
L’Américain Frank A. Johnson, de Minneapolis, conçut une fondeuse de caractères, en association avec une machine à composer1.
Dans la fondeuse, très compacte, chaque matrice se présente devant le moule et produit autant de caractères que nécessaire pour remplir un des tubes qu’on voit sur la partie gauche, avant de passer à la lettre suivante. Les tubes sont ensuite retirés pour être placés sur la composeuse.

La machine à composer a un fonctionnement très proche de celle de Church. Les caractères sont appelés à partir du clavier, et entre chaque mot une espace provisoire est insérée. Quand la ligne atteint sa limite, elle est éjectée, l’opérateur peut aussitôt passer à la suivante. La machine mesure la longueur de ligne pour déterminer les espaces nécessaires à la justification, qui sont alors préparées à partir de bandes de métal stockées dans la partie haute.
Du même inventeur, voir également le Tachytype.
Réf. : Inland Printer, octobre 1898 et octobre 1903.
Thompson, 1904.
- Un système équivalent avec fondeuse et machine à composer avait été inventé par l’Allemand Ernst Wentscher, de Berlin, en 1886, mais ses brevets ont été repris par la Johnson Typesetter Company. ↩︎