Delcambre
Anglais d’origine française, Adrien Delcambre propose, en 1875, une machine où les caractères sont placés dans des canaux verticaux, sur le modèle de la machine Church. L’opérateur, en frappant les touches du clavier-piano, libère les lettres qui tombent sur un plan incliné en métal rainuré et glissent jusqu’à un canal récepteur.

Signalons qu’une des modifications apportées à cette machine est due à Mme Riesz – c’est le seul nom de femme qui apparaît dans la liste des inventeurs de machines à composer…
Il semble qu’il s’agisse de la même machine que celle dénommée « Young et Delcambre », apparue bien plus tôt (1840). Voir Young.
A. Delcambre conçut aussi une machine à distribuer. Dans cet appareil, à partir d’une galée classique, les caractères sont réunies sur une longue ligne. Cette longue ligne est ensuite recueillie dans un réservoir placé perpendiculairement à un plan incliné, et on fait glisser le réservoir manuellement de droite à gauche et de gauche à droite. Un mécanisme de libération sépare les caractères de la ligne lorsque l’ouvrier constate qu’ils sont opposés aux rainures des récipients.

Voir sur le site de la famille Delcambre une petite notice, avec 2 illustrations.