Cox

Cox

1894.

La première machine conçue par l’Américain Paul F. Cox1 s’appelait « Cox Type and Logotype Machine ». Son clavier comportait 48 touches sur trois rangées et demie, et incluait quelques touches pour les logotypes. Des conduits verticaux contenaient les caractères, et entre le clavier et le magasin à caractères une courroie transportait les lettres jusqu’à un assembleur. La justification était manuelle. L’ensemble était supporté par un piètement de type machine à coudre.

La Cox Type and Logotype Machine

Mais peu de temps après Paul Cox proposa une version améliorée de sa machine à composer. Sur le côté du magasin une bobine de ruban métallique servait à la justification : quand on frappait la touche d’espacement, ce ruban était sectionné, gaufré et le morceau obtenu était inséré entre les mots. A la fin de la ligne, une poussée latérale comprimait les espaces gaufrées et assurait la justification.

La composeuse Cox (Cox Typesetter and Justifier)

Ce système nécessitait une machine intermédiaire avant la distribution, chargée de trier les caractères en plomb et les espaces en fer-blanc, et de retirer les interlignes éventuellement.

Trieuse Cox (Cox Space Discarder)
Machine à distribuer Cox

La machine à distribuer de Cox était une combinaison de celles de McMillan et de Thorne.

Un certain nombre de machines Cox furent construites, mais plus tard la Linotype Company racheta les brevets correspondants, et scella la fin de ces machines. Paul F. Cox se tourna ensuite vers la construction de presses d’imprimerie, où son esprit inventif trouva à s’employer. Un de ses frères, Walter H. Cox, inventa en 1895 une machine à distribuer les logotypes.

Réf. : Inland Printer, décembre 1895, février 1903.
A. Seyl,
Histoire illustrée des machines à composer, 1966.

  1. De Battle Creek (Michigan). ↩︎