Retauxgraph

Retauxgraph

1891.

Le 2 septembre 1891, M. Retaux, imprimeur d’Abbeville, invita quelques confrères à voir fonctionner sa machine à composer, chez M. Turlot, fondeur en caractères, rue de Rennes à Paris.

La Retauxgraph, qui aurait « fonctionné chez lui depuis plusieurs années déjà, en divers états de perfectionnement », fonctionne avec tous les types, du 8 au 11. Elle se compose d’un plan incliné sur lequel sont placées des rainures « à ciel ouvert » stockant les lettres. Les lettres, par l’intermédiaire d’une pince mue par un piston, sont poussées vers un composteur, où la justification est assurée manuellement. La distribution se fait en bout des rainures, chacune étant calibrée selon l’épaisseur de la lettre à recevoir. Les caractères ne sont pas crantés spécialement. Coût de la machine: 3 800 francs.

Dix ans plus tard, en 1901, Edmond Retaux présente une « machine à composer et à fondre ». Ce nouveau système est piloté par une bande perforée (sur laquelle nous n’avons pas de précisions). Dans cette machine des groupes de dix matrices et moules permettent de préparer chaque ligne de caractères, qui est ensuite poussée vers le système de fonte. Les caractères sont fondus individuellement. La justification n’est pas clairement expliquée dans le descriptif.

Aucune de ces deux machines ne semble avoir été jusqu’au stade du fonctionnement, ni peut-être même de la fabrication.

Réf. : La Typologie-Tucker, 1891.
Richard E. Huss, 1973.